vendredi 2 décembre 2011

le fils de l'ogre par Grégory Mardon (2009)

Le fils de l'ogre par Mardon
Le fils de l'ogre par Mardon

Quand on entasse, comme moi, des bandes dessinées, on traîne parfois sur la lecture de certains albums sans trop savoir pourquoi. Puis parfois vient le moment de la lecture comme si cela devenait une évidence. Dans ce cas-là, la lecture devient comme un instant magique où je savoure pleinement l'histoire. Bref tout ce lyrisme pour dire comme la lecture du Fils de l'ogre de Grégory Mardon vient de me toucher. Pourquoi ai je tant attendus pour lire ce magnifique album ?

J'avais bien suivi les premiers albums de Mardon, essentiellement des comédies de moeurs contemporaines, que j'avais trouvées agréables mais qui ne m'avait marqué plus que cela. L'auteur change de style du moins dans l'écriture avec un récit moyenâgeux très sombre sur la vie d'un homme qui se laisse guider depuis l'adolescence par une force intérieure entre violence et frustration. Le récit est construit comme une tragédie et est d'une efficacité redoutable. C'est bref, intense et l'on ne peut ressortir que touché par cette lecture.

Si Mardon a radicalement changé son écriture ce n'est pas le cas du dessin qui lui est dans une évolution logique de ses premiers travaux. On sent qu'il s'épanouit grandement dans cet univers médiéval. Dès la couverture que je trouve cela très réussie, Gregory Mardon nous montre un aperçu de que va être l'album. Le gris magnifique accompagne parfaitement l'ambiance sombre du récit. Il y a quelque chose de théâtral dans la mise en page où tout prend un sens très symbolique, qui va en s'accentuant plus on avance dans la tragédie. Certaines scènes me font penser aux films expressionnistes ainsi au 7e sceaux de Bergman. Il y a un clin d'oeil au Cri de Munch. J'y vois aussi des influences de Christophe Blain, particulièrement dans les expressions des personnages. Je pense aussi à certaines illustrations de Dubout que j'ai vues dans recueil de poèmes de François Villon.

Bref un petit bijou parfaitement maîtrisé par son auteur qui s'affirme ici en artiste complet.
Encore un bien bel album édité chez Futuropolis qui est à mes yeux le meilleur éditeur du moment. Depuis leur renaissance, on voit grandir un catalogue qui se positionne avec talent entre l'univers BD classique et le roman graphique. Des albums exigent et grand public, dans la veine que ce on pouvait lire dans A suivre. Je regrette juste que ces albums aient souvent du mal à trouver leurs lecteurs.

Retrouvez la bibliographie de Grégory Mardon sur : 

Le fils de l'ogre par Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Le fils de l'ogre par Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Le fils de l'ogre par Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Le fils de l'ogre par Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Le fils de l'ogre par Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Le fils de l'ogre par Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Extrait du fils de l'ogre de Mardon
Le fils de l'ogre, Grégory Mardon, Futuropolis 2009.

lundi 28 novembre 2011

Manu Larcenet strips inédits.




© Dargaud / Rita Scaglia


En 2004, Manu Larcenet a reçu le prix du meilleur album pour le premier tome du Combat Ordinaire.  C'est à cette occasion, qu'il a dessiné cette demie page, en guise de remerciement pour les libraires. 


A cette époque, il alternait entre deux styles. Une veine humoristique, avec entre autre les Cosmonautes du futur, et un travail plus réaliste avec le Combat Ordinaire. Il est intéressant de voir  qu'il a choisi son style humoristique pour dessiner cette planche. Une manière pudique de prendre la parole, pour un homme qui n'aime pas particulièrement les honneurs. 

Vous pouvez la bibliographie de Manu Larcenet sur le lien suivant : 





vendredi 25 novembre 2011

Alice par Riverstone & Mandrika (1985)


Voilà une trouvaille récente, une réinterprétation érotique d'Alice au pays des merveilles par Mandrika et Riverstone. Rien que ça suffit à convaincre d'avoir entre les mains une véritable curiosité. Sans être un grand spécialiste de Mandrika, je ne suis pas sans connaître son style totalement surréaliste, à la limite de la compréhension par moments. C'est un des auteurs des années 70, qui entre autres, avec Gotlib, a contribué à changer la bd tant dans la narration que dans l'absurde.

Je n'avais jamais vu cet album, qui date de 1985 et qui ne semble pas avoir laissé une grande marque dans l'histoire de la bd. Mandrika semble avoir plutôt bien suivi le récit original, tout en y ajoutant une grosse dose d'absurde, qui rend le récit abscons par moments. Du coup on décroche un peu. Ce qui étonne le plus c'est que l'érotisme est omniprésent dans le dessin mais quasi absent dans le texte. Un peu comme si les deux auteurs avaient travaillé séparément.

Cela dit c'est le dessin qui fait tout l'intérêt de l'album. Difficile d'échapper à cette sculpturale blonde en couverture, il y a quelque chose de magnétique. Cela dit si l'illustration est peu facile alors qu'à l'intérieur, l'auteur nous offre une mise en page incroyable. C'est dynamique, créatif et surtout cela distille une sensualité incroyable dans le moindre détail. Le dessin est vraiment saisissant et agréable. L'auteur semble totalement fasciné par la morphologie du corps féminin. Il représente indéfiniment son héroïne dans toutes les positions possibles et toujours avec une certaine élégance.

À la lecture de cette histoire, impossible de ne pas penser à un récit de Gotlib, qui proposait aussi une variante érotique de ce classique de la littérature. L'originalité de cette histoire était de mélanger Alice et Barbarella. Ce rapprochement de thématique entre de ces deux auteurs n'est pas surprenant quand on sait qu’ils ont toujours été complices.
L'album date de 1985 et est édité chez Dargaud. Ce qui peut étonner car ce n'est pas un éditeur habitué à l'érotisme. Une rapide recherche sur le net a pu m'éclairer. Riverstone et Mandrika ont commencé à collaborer dans la revue Charlie mensuel, qui a un temps, au début des années 80, été édité par Dargaud.

L'histoire ayant été publiée dans Charlie en 82, puis en album en 85. La fin de l'album annonce une suite, mais qui n'a jamais dû paraître en album. On retiendra surtout le dessin de Riverstone qui séduit rapidement. Par la suite l'auteur se tournera vers de la BD plus pornographique. On le retrouvera dans la revue Bédéadult.





Alice de Riverstone & Mandrika, Dargaud, 1985

lundi 21 novembre 2011

Druuna de Serpieri entre science fiction et érotisme


En fouillant dans mes BD, j'ai retrouvé un album de la série Druuna dont la relecture m'a donné envie de faire une note sur le sujet. Non pas que ça soit une bd oubliée, loin de là, car comment oublier cette héroïne si gironde magnifiée par le talent de son créateur. Druuna reste une héroïne fabuleuse pour sa capacité à perdre ses vêtements et déambuler nue en exposant les plus belles fesses du monde du 9 ème art.
Serpieri est de ces dessinateurs Italiens très talentueux, qui a sans nul doute un solide apprentissage artistique. Il maîtrise en autre la morphologie de ses personnages avec un réel talent que je trouve trop rare en bd.

Druuna évolue dans une ambiance de science-fiction anxiogène et apocalyptique. Entre fantasme et réalité, l'auteur nous promène au gré de ses envies, pas toujours compréhensibles, dans un monde techno organique (Alien n'est pas très loin), le tout entrecoupé de quelques scènes érotiques torrides.

Pourtant cela ne prend pas ou du moins pas totalement. Le problème étant à mes yeux que Serpieri développe deux thématiques opposées. D'un côté de la SF un peu hermétique, Serpieri semble vouloir nous dire quelque chose, sans y parvenir. De l'autre côté, un érotisme si fort que le reste n'a finalement que peu d'importance. Cela laisse au final un récit agréable mais inabouti.
On regrette un choix clair de l'auteur dans la construction de l'histoire. J'aurais tendance à croire que le choix de l'érotisme pur aurait été le plus adapté tant l'auteur semble affectionner son héroïne et ses frasques. Je pense que cela serait aussi le choix des lecteurs, qui ne semblent que très peu intéressés par les aspects SF du récit.

Un défaut que l'on retrouve chez Manara, autre grand dessinateur Italien apparu à la même époque et auteur de nombreux albums sans intérêts (hormis le déclic et le parfum de l'invisible) à force de ne jamais faire le choix d'aller réellement vers l'érotisme pur. Finalement on ne lit Druuna qu'en survolant l'histoire, ne cherchant que les instantes clés, summum d'érotisme, qui a eux seuls justifie le succès de la série. Ce qui peut paraître quelque peu frustrant et l'on regrette que Serpieri n'ai pas pu créer un véritable chef d'oeuvre, mettant ainsi en valeur ce qui fait la force de son art.








Druuna, tome 3 Créatura de Serpieri, Bagheera, 1990



jeudi 10 novembre 2011

Marouf recueil n°14, éditions Imperia (1974)

Marouf

Récente trouvaille dans un vide grenier, Marouf est une série bien franchouillarde et assez amusante à lire. C'est plus ou moins notre Papa Schultz à nous, soit une sorte de super résistant français qui ridiculise à chaque récit les forces d'occupations Allemandes. Une série qui à défaut d'être historique valorise la noblesse et la grandeur d'âme française...
En gros c'est assez ridicule. Notre héros semble tout droit sorti d'un Épisode d'Angélique marquise des anges. Beau gosse baraqué et élégant, Marouf oppose la grâce à la rigueur et la bêtise de ses adversaires. Il a un allure impayable avec sa chemise à jabots et ses cuissardes.

L'essentiel de l'action se situe dans le château d'Henrimont dans la campagne parisienne ou le général Von Fundernach et le capitaine Hans dirigent les forces d’occupations. Marouf hante le château au nez des nazis en utilisant un nombre invraisemblable de passages secrets. A chaque histoire le Colonel reçoit un ordre de mission que Marouf s'empresse de déjouer avec une insolente facilité et en ridiculisant ses adversaires. La base des scénarios évolue très peu, frise parfois le fantastique et souvent le ridicule. Les scénarios sont de la main de Félix Molinari, auteur de BD bien connu et disparu récemment.

Cette série a pour atout le dessin qui est vraiment de très bonne qualité pour un pocket. Le dessin est bien construit et efficace pour gérer les contraintes d’une parution rapide. Il y a une bonne gestion de la mise en page, les plans sont dynamiques. Le dessinateur n'est pas avare de décors et les visages bien travaillés. Le tout est rehaussé par un encrage très réussi et qui semble inspiré (en bien) des comics. Le dessin est dû à plusieurs auteurs Espagnol souvent peu connus. Les épisodes en question sont vraissembablement de la main de Ricardo Ferrandiz.  

Marouf connu une longue vie, puisqu'il y eu 208 numéros, parus de 1969 à 1986, ainsi que 49 recueils. Ce titre était éditée aux Editions Impéria, fameux éditeur Lyonnais spécialisé dans les petits formats très populaires. Cette maison d'édition fut créée en 1951 par Robert bagage, dit Robba ( à ne pas confondre avec Roba).

Pour plus d'information, je vous invite à visiter le site suivant qui contient beaucoup d'information sur les éditions Impéria et ceux qui ont participé à cette aventure éditoriale. http://r.leone.free.fr/index.htm













Marouf album relié 14 (n° 63,64,65,66), 1975, Éditions Impéria


mardi 11 octobre 2011

Le menteur d'Henry James par Nadja (2004)


Nadja est bien connue dans le monde de l’édition jeunesse depuis son premier album Le chien bleu en 1989. Sans forcement connaître toute son œuvre elle a un style bien particulier et reconnaissable. Depuis quelques années, elle fait s’essaie aux romans graphiques, qui sont pour le moment restés assez confidentiels. C’est bien dommage car à la lecture de son adaptation d’Henry James, on ne peut que rester fasciné par son talent.

Il est évident que la réussite de Nadja est d’avoir très bien choisie la nouvelle de James, qui me semble admirablement bien lui correspondre. D’un abord un peu dur au début de la lecture, très rapidement le dessin de Nadja prend toute sa force. Elle fait des choix graphiques simple (ton gris, zoo morphologie) afin de mieux mettre en valeur tout le poids psychologique du récit. La nouvelle, qui date de 1884, est adaptée assez facilement à notre époque, tant l’enjeu des rapports humains est intemporel.

C’est l’histoire d’un peintre, Olivier, qui rencontre à une soirée son ancien amour, marié à un menteur patenté. Idéalisant la pureté de son ancienne amante, un malaise grandissant va l’envahir. Olivier se persuade qu’elle est malheureuse dans son couple. Il va mettre en place un stratagème pour faire éclater leur couple sans se rendre compte de sa propre lâcheté. Un conte sur la nature humaine, fabuleux par son universalité. Brillant, touchant, c’est album est tout simplement une réussite.







Nadja, Le menteur, d’après henry James.
Denoel Graphic, 2004


vendredi 3 juin 2011

Silence on bourre...

silence on bourre Je reviens sur la série As de trèfle, déjà chroniquée par deux érudits blogeurs (voir les liens en bas de pages). Ils avaient respectivement abordé le premier et troisième numéro de cette collection. Nous retrouvons ici la torride Pussycat dans sa seconde aventure au titre évocateur de « Silence on bourre ». À défaut de poésie et le récit n’est pas dénué d’un érotisme torride. 
Pussycat est une sorte de Diabolik en tenue BDSM, toujours à la recherche d’un bon coup à faire. Il s’agit cette fois-ci de voler certains bijoux de la couronne d’Angleterre pendant le tournage d’un film. Une affaire d’autant plus excitante, que c’est son éternelle rivale, l’inspectrice Mirka, qui garde les joyaux. L’excitation étant à son comble, tout commence donc par une bonne scène de baise avec Malthus son assistant.


silence on bourre

silence on bourre Dès lors Pussycat se rend sur le lieu du tournage et terrorise l’équipe de cinéma en se faisant passer pour le fantôme de Marie Stuart. Une diversion peu utile si ce n’est pour compliquer l’histoire.
silence on bourre Très rapidement cela vire au vaudeville, avec des histoires de coucheries et de mari trompé et qui sert à justifier le quota de scène de cul indispensable pour ce type de BD.

la bibliothèque oubliée À partir de là, ça devient encore plus confus avec l'arrivé d'un trio de braqueur qui cherche justement refuge dans le château après un casse fructueux. Hé oui après le cul, il faut bien quelques scènes violentes, c'est du fumetti après tout.

silence on bourre
Quelques morts et rebondissements absurdes plus tard, notre héroïne va triompher en faisant d'une pierre deux coups, en emportant l'argent et les bijoux.
silence on bourreFinalement c'est une affaire plus que rentable pour notre diabolique nympho. On se quitte sur une bonne blague comme de bien entendu.

silence on bourre
Au final, nous avons un récit de bonne facture et qui surprend par sa représentation assez crue des scènes de sexe. Il n'y a pas de dépôt légal mais l'on peut sans trop se tromper, dater ça vers la fin des années 70. Une époque où même chez Elvifrance, les scènes étaient souvent moins explicites. Il est marrant de noter que si les sexes d'homme sont noircis voire effacés, il n'y a pas la même censure concernant les femmes, dont on voit allègrement les sexes en gros plan.
Il y a un autre détail qui a attiré mon attention, la couverture de ce numéro ne correspond pas au récit intérieur, mais semble provenir de la même série. C’est donc qu’il y a eu au moins en Italie une collection plus longue. Ce que confirme effectivement l’Encyclopédie des petits formats adultes. On y apprend que Pussycat a eu plus d’une centaine de numéros entre 1975 et 1984. Du coup je me demande à quoi correspondent les épisodes publiés en France par rapport à la série d’origine. Toujours dans l'Encyclo des PFA, nous apprenons que les scénarios sont de Pigi, qui a aussi été le principal scénariste pour la série Terrificolor. Le dessin est crédité à Eugenio Forte et Manolo Truscia pour le studio Origa.
Si l’on a vite tendance à assimiler Pussycat à une sorte de Diabolik au féminin, c’est oublier qu’elle n’est jamais qu’un plagiat de Sada, adversaire de Goldboy (ou Goldrake c’est selon) apparue vers le n°15 de la collection chez Elvifrance. En regardant les couvertures suivantes, hormis le masque, la différence entre les deux héroïnes est plus que légère. Goldrake ayant commencé en 1966, soit 9 ans avant Pussycat, la ressemblance est donc loin d’être fortuite. Sada dont le nom évoque sans aucun doute une parenté avec l’illustre écrivain est quand même beaucoup plus perverse que Pussycat et exclusivement lesbienne.

elvifrance

elvifrance
elvifrance
Série as de trèfle, n°2 Silence on bourre, éditions SICI


La chroniques pour le tome 1 :

Celle du tome 3 :

mardi 17 mai 2011

Gil Jourdan dans la collection Gag Poche

gil jourdan
On ne présente plus, du moins j’espère, Maurice Tillieux et sa série Gil Jourdan, à classer au panthéon des séries Franco-Belge. Cette série policière est dans la lignée de Félix, précédente série de Tillieux, dont il recycle d’ailleurs quelques scénarios. Bien que l’on y retrouve des éléments comiques, la série vaut surtout pour cette ambiance de polar, vraiment saisissante. Quiconque a lu les premiers albums, comprends ce que je veux dire. Sur la fin, la série est un peu moins bonne, mais c’est dû au changement de dessinateur, Gos n’ayant pas la même aisance pour retranscrire les atmosphères policières.
Cette série me plait car elle a su s’arrêter, contrairement à beaucoup d'autres titres qui continuent ad vitam aeternam et qui du coup imitent mollement le succès du début.

À noter que depuis 2009, les éditions Dupuis propose une nouvelle version intégral de la série avec de très bons dossiers bien documentés.



En avril 2009, le galeriste Daniel Maghen a édité un très beau livre sur le travail graphique de Tillieux. http://www.danielmaghen.com/fr/heroic_l31.htm



Ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la parution de certains albums de Gil Jourdan dans la très peu connue collection Gag en Poche des éditions Dupuis. Cette collection est née dans les années 60 et avait pour volonté de présenter une large sélection de BD d’humour à un format poche. Il suffit de lire la double page au début de chaque album.

gil jourdan
gil jourdan

De cette envie éditoriale va naître une collection d’une soixantaine de titres. Si une bonne moitié sont des reprises d’albums existant déjà chez Dupuis ou reprenant des mini récits du journal de Spirou, il y a aussi beaucoup de titres inédits d’auteurs Francophone et étrangers tel Schulz. Je pense d’ailleurs que cela doit la première ou du moins une des premières adaptations de Peanuts en Français. Le choix est plutôt éclectique, mais la présence de Gil Jourdan peut étonner car ce sont purement des récits policiers, même si il y a un humour sous-jacent tout au long de la série.
L’un des intérêts de la collection, à mes yeux, est de proposer des couvertures alternatives pour les titres existants déjà en albums. De ce point vu, les couvertures de Tillieux pour cette collection sont absolument fabuleuses. Des peintures plus simple que les couvertures normales mais beaucoup plus graphique et suggestives. Celle des Moines Rouges est pour moi la plus belle. L'ambiance est tout de suite mystérieuse et oppressante. La composition est intéressante, l'arrière plan est composé d'aplat de couleur très neutre, quant quelques détails très légers, essentiellement les plis du pantalon, donne du relief au personnage du premier plan. Cela peut sembler simple, mais c'est une composition d'une incroyable efficacité.

gil jourdan
gil jourdan

Le choix de ce format implique évidemment de devoir re-découper les albums. Comme on peut le voir ici certaines casses sont adaptées, mais toujours avec soin. Regardez les pages en n&b, si la première case a été réduite, certaines cases sur la deuxième page ont été agrandis. Il y a donc un bon travail pour adapter les albums. Je ne sais par contre, si c'est l'auteur lui-même ou un assistant qui réalisé ce travail.

gil jourdan
gil jourdan
gil jourdan

Toujours dans l’intention de proposer de jolis petits livres. Le dos de chaque album présente une biographie de l’auteur. Cette collection est un vrai plaisir pour les collectionneurs.

gil jourdan
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Vous pouvez avoir un aperçue de la collection sur ce site : http://www.bdcouvertes.com/collections/gdp.asp