samedi 19 février 2011

Manu Larcenet dans Libération

manu larcenet libération
En aout 2001, Manu Larcenet a illustré une série de cinq articles parus dans Libération sur le futur passage à l'euro. Outre le fait que ces dessins sont très peu connus, ils sont aussi intéressants car il sont représentatif de son évolution graphique. Ces dessins datent de la transition de Fluide Glacial à la collection Poisson Pilote. 



manu larcenet libération
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lundi 14 février 2011

Lord of the ring par Rosinki

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Le seigneur des anneaux vu par Rosinski

Image trouvée dans un ancien numéro de Bo-doï et scannée par mes soins. Je ne sais pas à quelle occasion il l'a réalisée, mais c'est une peinture assez vieille. On sent la passion pour l'oeuvre de Tolkien. Et l'on se plait à imaginer une adaptation en BD...

dimanche 13 février 2011

Aliens salvation par Mignola & Gibbons (1993)

aliens salvations mignola bd
À la vue des auteurs de cet album, Dave Gibbons (Watchmen) au scénario et Mike Mignola (Hellboy) au dessin, j’ai eu l’impression de faire une bonne pioche. Hélas, pas du tout, c’est un album assez moyen. Disons pour être plus précis que c’est un album sans grandes exigences narratives ou graphiques.  Une lecture rapide et qui s’oubli tout aussi vite. On ne ne peut que s’étonner que deux auteurs aussi talentueux, puissent livrer un album aussi anecdotique.  
                                                                          
Un début de réponse se trouve l’interview, en fin d’album, de Mike Mignola : « (…) On devait accoucher d’une simple machine à fric, un bon gros comic book de monstres destiné à rapporter de l’argent… ». Ça a le mérite d’être explicite. C’est donc une commande, vite torché par auteurs, du coup, pas trop exigent.

Le comics date de 1993, juste après la sortie du film de David Fincher. On comprend donc, que la licence Aliens était alors fortement exploitée par Dark Horse, pour coller le plus possible à l’actualité ciné. Une exploitation que l’on imagine très commerciale, si les autres comics Aliens sont du même acabit que celui-ci.

Dans sa version française, cet album a connu plusieurs éditions. Une première version chez Dark Horse France en 1993. Puis une seconde édition en 2007 par Wetta, avec un cahier bonus. Contre toute attente, Wetta rééditera cet album en 2016 sous le titre Aliens absolution, dans trois versions différentes (normale/collector/n&b).

Je garde donc de cet album, un souvenir assez anecdotique. A conseiller uniquement aux fans hardcore de Mignola ou d’Aliens.


aliens salvations mignola
Aliens par Mike Mignola

aliens salvations mignola
Aliens par Mike Mignola

jeudi 10 février 2011

Pif poche 274 par Louis Cance



pif poche
Voilà le numéro 274 de la série Pif Poche, une des multiples parutions autour de Pif. Je connais assez peu cette série, je lisais surtout des parutions Disney dans les années 80. Cela dit je me souviens de Mickey Poche, qui était exactement la même chose. Le principe est simple, sur la page de gauche, on trouvait un jeu et un gag sur celle de droite. 

Chez Pif, chaque volume proposait une thématique, ici la musculation. L’introduction annonce « Rambo & Scharwzenegger n’ont qu’à bien se tenir car Pif et Hercule ont décidé de faire de la musculation ». Hé oui nous sommes bien dans les années 80. Les dessins sont simples mais bien réalisés, les gags sont par contre assez répétitifs. Une série vraiment pour les plus jeunes.

La moitié des gags sont signées par Louis Cance, même si son nom n’est pas cité sur la première page. J’ai cherché quelques informations sur ce dessinateur. Sur Wikipédia, nous apprenons qu’il a débuté sa carrière de scénariste et d’illustrateur en 1965 avec la série Red Devil. Il a surtout travaillé dans la presse BD, principalement pour les Editions Vaillant et Disney. J’ai aussi découvert qu’il est toujours le rédacteur en chef du magasine Hop consacré à la BD. Ce détail a attiré mon attention, on le retrouve aussi à la rédaction de l’Encyclo des petits formats adultes, véritable mine d’or pour les passionnés du genre. Un homme éclectique et véritable acteur du milieu de la bande dessinée depuis une cinquantaine d’années.

lundi 7 février 2011

Kull de Bolton & Moench (1987)

kull carnage delcourt
Je n’ai découvert le personnage de Kull qu’assez récemment grâce aux rééditions chez Bragelonne de l’œuvre de Robert Howard. Différencier le personnage de Kull de celui de Conan semble assez difficile tant ils sont semblables même physiquement.
Kull a été créé en 1929, soit trois ans avant Conan. Il semble que ça soit à la naissance de Conan qu’Howard a voulu créer une cohérence entre les deux univers, Kull ayant vécu à l’ère précédente, celle de Conan.

Dans cet album, nous retrouvons Kull devenu roi d’un royaume fleurissant. Le temps des combats est loin et Kull s’ennuie. Cette lassitude va être exploitée par les hommes-serpents, une ancienne race qui dominait la terre avant le règne des hommes et désireuse de restaurer son pouvoir. La force d’Howard est d’insuffler de la subtilité dans le caractère de son personnage. Alors que Kull est un barbare, l’accession au trône dans un royaume plus civilisé que celui dont il est issu le met face à ses responsabilités et ouvre alors une réflexion sur sa propre condition et sur le monde qui l’entoure. Kull se rend compte que sa sauvagerie est quasi désuète face à la modernité en marche, tout en étant conscient que c’est sa force (de caractère ou physique selon les moments) qui va permettre l’évolution de son monde face au conservatisme de ses adversaires. 
Conscient de cette dualité et de la nécessité d’évoluer, le héros plonge dans une sorte de mélancolie. C’est cette faiblesse que ses adversaires vont retourner contre lui, le manipulant psychologiquement pour mettre en avant sa part de bestialité.Tout cela évidemment, sur fond de magie car nous restons dans un univers typiquement fantasy. À l’instar d’Oscar Wilde dans le Portrait de Dorian Gray, Howard utilise l’ellipse du reflet ici dans un miroir, pour montrer au personnage sa propre régression. C’est donc un combat contre lui-même que Kull doit livrer avant de pouvoir contrecarrer ses adversaires. Ce sont ces thématiques que j’avais déjà beaucoup aimées à la lecture des histoires de Conan.