vendredi 2 mars 2012

Futurella 5 de Gi Toro (1985)


La semaine dernière j’ai déniché une petite merveille, un pocket érotique des éditions SPS. Maison d’édition faisant, selon toute vraisemblance, partie de la nébuleuse d’André Guerber.

Ici point de recyclage Italien mais de la création, principalement orchestrée par Jimmy ou Gi Toro. Ce numéro 5 étant signé par Joe & lulu, qui selon l’indispensable encyclo des PFA, ne serait autre que Jean-Luc alias Luke, l’assistant du fameux Gi toro. Un doute subsiste pour moi, à savoir si Jean-luc & Motticella (aussi assistant de Toro) sont une seule et même personne. Les séries de SPS sont souvent de piètre qualité même si d’une certaine manière Gi Toro assure graphiquement un service minimum qui est loin d’être désagréable. Bien que parfois ça soit quand même minimaliste. Cela devint vite dramatique, quand il passe le relais à ses assistants. C’est le cas avec ce Futurella 5, qui est d’une laideur et bêtise absolue.


Édité au premier trimestre 85, ce récit a vite été recyclé l’année suivante comme numéro 22 de la collection Eros BD, toujours chez le même éditeur. Fait étrange si le dépôt légal est de 85, le copyright indique 1982, ce récit a peut-être déjà été édité auparavant. La fin de ces pockets étant consacré à de nombreuses publicités pour Edilau ou Editora (toujours Guerber), éditions de textes et romans photos pornographique aux doux titres tel que L’éducation d’Ophélie, Enfer nazi dans le désert ou Maxi Love….



Mais revenons à l’histoire, Futurella nous raconte les aventures de Glenda exploratrice spatial d’une ère post nucléaire. Aventures absurdes, mélange maladroit d’érotisme et de parodie de SF. C’est tellement nul que c’en est drôle. On va faire abstraction et se concentrer sur une selection d'images clés pour mieux aborder ce récit.


Les deux héroïnes et leur faire valoir débile.


Comme quoi avec une aile sur le toit, ça ne ressemble du tout à un x-wing.


On a l'habitude de dire qu'un bon adversaire fait une bonne histoire. Que penser de celui la avec ses poils aux oreilles ?


Un érotisme torride !!


Des dialogues peu compréhensibles.


L'indispensable néologisme pour faire moderne.


De l'action violente et inutile.


Une héroïne insatiable en toute circonstance.


Mais qui sait rester philosophe quand sa vie est en danger.


Des hommes dégoûtés par tant de débauche. Ils sont clairement moins philosophes que l'héroïne.


Un héros intègre face aux dangers.


Heureusement à la fin la base des méchants explose, ouf !


Pour finir pendant que le binoclar, mit à l'écart, pilote le vaisseau, les héros s'abandonnent à une orgie afin de décompresser après tant de stress.

En y réfléchissant bien ça ressemble carrément à une aventure de James Bond. L'action et le but y sont à peine moins compréhensible., le sexe plus explicite, mais oui on a bien la un ersatz de 007. Finalement je préfère payer 1 euro pour ce bouquin que de perdre deux heures à 10 euros pour voir un film de merde.

Futurella 5, par Jean-luc, editions SPS, 1985.

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