jeudi 5 avril 2012

Satarella 13 de Gi Toro (1985)


Voilà un nouvel album de Jimmy Toro, ou Gi Toro parfois, datant de 1985, que j’ai déniché dans une brocante récemment. Un petit format paru aux éditions SPS, a priori encore une parution d'André Guerber. 

Pour une fois, cet album  avoir été  dessiné par le maître himself et non un de ses habituels assistants calamiteux. La couverture est à la fois très explicite et parfaitement censurée. Mais parait un peu soft, au vu de certaines couvertures d’Elvifrance de la même époque. Le titre est marrant, d’autant qu’il est sans rapport avec l’histoire. 

Je n’avais pas encore lu de Satarella, ce sont donc des récits complets entre horreur et fantastique. Une sorte de pâle copie des séries vertes ou jaunes. 
Cela dit, pour peu que l’on prenne goût à la dérision de ce genre de BD, celle-ci se révèle plutôt agréable. Le dessin est direct est plutôt maîtrisé sur la longueur du récit. L’histoire est assez délirante, sans réel fil conducteur et avec un ton léger malgré les différents outrages subit par l’héroïne. 

L’histoire commence dans le cabinet d’une sorte de Fu Manchu priapique et très vaguement médecin qui est chargé de faire avorter une prostituée, mise enceinte par un sénateur. Sa méthode n’est pas très efficace, puisque la jeune femme finira par accoucher d’un monstre siamois assez grotesque qui lui pourrira la vie pendant un certain temps. Le récit est entrecoupé de scènes gore ou de cul, pour un final où la morale reprend ses droits. Ouf l’honneur est sauf. Une vaste bêtise fort divertissante.

Satarella n°13, par Jimmy Toro, Editions SPS, 1985

Un récit fantastico-gore.
Un brin absurde.
Une touche de gore.
Et un peu d'érotisme. 



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