samedi 16 juin 2012

Bernard Prince de Greg & Hermann


Il y a deux semaines, j’ai eu le plaisir de faire une brocante à côté de chez moi. Mais attention une vraie brocante, avec une myriade de stands pleins de saloperies et des prix abordables.
Bref l’espace idéal pour trouver ce dont on a pas besoin et pour pas cher. L’ambiance était d’ailleurs sympa et détendue. Cela me fait penser que je déteste de plus en plus  les brocante ou chaque exposant, se prétendant professionnel, pratiquent des prix prohibitifs.
Cela fait un bail que même à la cambrousse, il est de plus en plus dur de faire des affaires, voir juste des trouvailles intéressantes.  Enfin je m’arrête là, avant de sombrer dans la nostalgie du c’était mieux avant…

L’autre jour donc, j’ai trouvé deux numéros de Bernard Prince que je n’avais pas encore. Cela fait des années que je collectionne assidûment les albums d’Hermann, me contentant de compléter mes séries uniquement en brocante et chez les bouquinistes. Bonne pioche donc, avec ces deux très bons albums d’aventures. S’il y a un aspect que j’aime chez Hermann, ce sont ses couvertures peintes. Ça peut sembler un peu kitch, mais chaque couverture est un habile condenser de l’histoire à lire. Une vraie invitation à l’aventure et au mystère.


La Frontière de l'enfer est le troisième tome de la série, datant de 1970. Un scénario classique pour Greg, qui affectionne les histoires quasi intemporelles, surtout concentrer sur la nature inéluctablement perverse des hommes. A cette la violence imprévisible, s'oppose un environnement implacable, où la nature est comme un personnage a part entière. Sorte de châtiment divin pour punir la folie humaine. Un procédé que Greg utilisera souvent pour Bernard Prince comme pour Comanche, autre série du même duo d'auteurs. 
Hermann affectionne d'ailleurs particulièrement les décors de jungle. On l'a vu encore récemment lors de la relance de Bernard Prince, comme pour le dernier Bois Maury.


Le Port des fous est daté de 1978 et restera longtemps le dernier dessiné par Hermann, avant une relance en 2010. Une histoire sombre et violente, dans le grand nord canadien, où nos héros luttent pour ne pas rester coincer par la glace de l’hiver.



Celui la je l'avais trouvé, il y a quelques mois. La couverture est fabuleuse, appréciez la composition et les couleurs. Le rendu du ciel est superbe et la texture des pierres est tout aussi belle. Notons que le titre à rallonge, quelques peu hermétiques, contribue aussi au côté mystérieux de l'album.
Dernier détail, mais intéressant, est le portrait du héros à côté du titre de la série. Comme un rappel plus explicite pour ceux, qui douteraient du titre. Une pratique actuellement oubliée par les éditeurs depuis longtemps. Si l’on prends le temps d’observer les différentes couvertures, on peut voir une évolution de ce petit portrait avec le temps. Dans les années soixante, le héros est encore un archétype , il a une coupe de cheveux bien propre et courte sur la nuque. Mais dans les années soixante-dix, les cheveux sont longs…