vendredi 6 décembre 2013

Pio Santini illustrateur dans Lisez-moi

C'est en achetant un lot de la revue Lisez-moi, que j'ai découvert les peintures de Pio Santini. Un artiste Italien né au début du XXe siècle. Précoce, il montre dès ses 5 ans une grande maitrise pour le dessin et la peinture. Un talent qui sera encouragés par Tibutin Edoardo Tani, un ami de la famille qui lui transmettra de solides basses techniques. Il arrivera à Paris en 1933, où il prendra un atelier dans le quartier Montparnasse. Tout en fréquentant les cours de l'Ecole Estienne pour parfaire sa formation de plasticien, Pio Santini commence à se faire remarquer dans divers Salons parisiens et à faire sa place dans l'univers parisien de la peinture. Tout en s'adonnant à sa passion de peindre, il met alors son talent au service de l'illustration dans le domaine de l'édition et de la presse, et laissera de cette période une oeuvre riche et méconnue. Au début des années 1960, Pio Santini prend la décision, à la fois impérieuse et courageuse, de se consacrer pleinement à la peinture et d'en vivre. Sociétaire de la Société des Artistes Indépendants depuis 1934, il participe dès lors à de nombreuses expositions collectives en France et à l'étranger.

Cette biographie a été en partie tirée du site consacré à Pio Santini par ses enfants et petits enfants. je vous invite à aller y faire un tour, vous pourrez en apprendre plus sur ce peintre et son œuvre. http://www.piosantini.com


Lisez-moi, magazine littéraire, 45 année, numéro°101 du 10 février 1950
Couverture Pronunciamento par Pio Santini







Lisez-moi, magazine littéraire, 45 année, numéro°108 du 25 mai 1950
Couverture La deuxième femme de barbe rouge par Pio Santini







Lisez-moi, magazine littéraire, 50 année, Nelle série numéro°31 de mai 1955
Couverture Le visage perdu par Pio Santini







Lisez-moi, magazine littéraire, 50 année, Nelle série numéro°33 de juillet 1955
Couverture La voilette de l'adultère par Pio Santini










jeudi 5 décembre 2013

Echo de Terry Moore

Attention, c'est une critique sur l'ensemble de la série, cela pourrait quelque peu gâcher l’intrigue.

Il y a quelques jours, j'ai trouvé à la bibliothèque de mon quartier les six tomes de la série Echo de Terry Moore. Cela a été l'occasion de me plonger dans cette série, qui a plutôt bonne réputation.
J'aime lire une série dans son intégralité. C'est souvent le moyen d'avoir un avis plus juste sur l'ensemble de l'intrigue. Après un départ un peu lent et quelques peu stéréotypé, l'histoire prend réellement son essor. Terry Moore sait ménager le rythme et les révélations afin de projeter le lecteur plus en avant dans le récit. C'est comme ça qu'on se laisse prendre par l'histoire. En ça Terry Moore est un bon conteur. Pourtant une fois la lecture terminée, il m'apparait que la série a quelques imperfections.

Moore est réputé pour sa capacité à décrire les relations humaines et il faut bien convenir que c'est ce qui fait la force de Echo. A la lecture de la série, je n'ai pu m’empêcher de penser au travail de Kirkman. Comme dans Walking dead, c'est la richesse des personnages et leurs interactions qui sont intéressantes. J'irais jusqu'à dire que le fond ne sert que de décors au scénariste, pour pousser ses héros dans divers retranchements et imaginer leur réactions. Les personnages de Julie et Dillon sont touchant par leur humanité. Ils sont paumés dans un monde qui les dépasse et pourtant, ils essaient de comprendre. Leur quête de savoir, les amènera à croiser de nombreux autres personnages. En tête, on trouve Ivy, cet agent du gouvernement, qui agira non en fonction des ses ordres mais plutôt de son bon sens. Ces trois personnages vont évoluer et changer au cours de l'histoire.
Je suis plus mitigé pour les autres personnages. Moore leur consacre moins de place et du coup, ils apparaissent comme plus prévisibles. Certains personnages secondaires comme la sœur de Julie ou le jeune scientifique sont plutôt bien vus. Toujours est il que c'est l'aspect humain du récit qui est le vrai ciment de la série.

La trame entre thriller et anticipation est plus maladroite. Cela se met longuement en place sur les deux premiers volumes. Julie est témoin malgré elle d'une explosion lors d'un test top secret pour l'armée. C'est ainsi qu'elle rentre en contact avec une étrange matière qui entre en symbiose avec son corps. Ainsi commence une chasse à l'homme assez classique, avec en toile de fond la paranoïa du gouvernement manipulateur et des limites de la science. C'est cousu de fil blanc, on se croirait dans un épisode d'X-files. Il faudra attendre le tome 3, pour que la trame de fond prenne plus d'épaisseur et contraigne les personnages à changer leurs points de vues. A partir de là, l'ensemble prends plus de sens et l'on se laisse porté plus aisément par l'intrigue.
Il y a là un délire biblique avec un mystérieux personnage, lui aussi porteur du fameux métal, dont je comprends mal l'utilité. Ou plus précisément, je trouve que Moore, n'arrive pas l'utiliser correctement, jusqu'à bout de l'histoire. Il disparaît à la fin du tome cinq et n'a quasiment aucune influence sur la conclusion de l'histoire. C'est dommage et cela laisse penser que Moore maitrise mal son histoire.
La partie graphique est quant à elle, beaucoup plus satisfaisante, car le travail de Moore est régulier et gagne en aisance au fil des volumes. Moore fait le choix de faire sa série en noir et blanc. Ce qui à mes yeux est une bonne idée, car cela correspond assez bien au coté humble de la série. Il y a quelque chose d'assez sensible dans la façon dessiner de Moore. Son trait est fin, assez précis sans pour autant être trop fouillé. Même si elles sont réussies, on le sent moins à l'aise sur les scènes d'actions. Sa réelle efficacité apparait surtout dans la gestion des scènes de dialogue, ou sa finesse fait des merveilles. Il sait vraiment faire ressortir les émotions de ses héros. C'est vraiment saisissant dans certaines scènes entre Julie et Ivy. Il y a une complicité évidente entre elle, tout en gardant un côté ambivalent.

Bref c'est vraiment la représentation de l'intime, tant dans l'écrit que le dessin, qui transcende ce récit. Une approche peu courante pour un récit fantastique. C'est essentiellement pour ça, que la série vaut le coup d’être découverte. On peut aussi être sensible au fait que Moore travaille en indépendant. J'aime bien les artistes qui ne rentrent pas dans les cases. Ironique pour un dessinateur de BD.

Voilà la scène d'introduction du tome 1. On peut y voir la maitrise de la mise en page. 



Voilà les couvertures des six volumes chez Delcourt





lundi 2 décembre 2013

Jean-Paul II vu par Tardi dans Charlie Hebdo (2005)



Voilà un dessin peu connu de Jacques Tardi pari dans Charlie Hebdo en 2005, à la suite de la mort 
de Jean-Paul 2. Tout l'esprit anarchiste de Tardi est présent dans ce dessin. 

mardi 15 octobre 2013

Angry Birds Star Wars : les figurines Hasbro série 1


Un jeu au concept simple et addictif, adapté à un univers très identifiable, le crossover entre les deux licences que sont Star Wars et Angry Birds est un mariage parfait. C’est l’occasion pour le studio Rovio d’améliorer la jouabilité et le graphisme. Il existe aujourd’hui deux jeux issus de ce croisement, qui sont vraiment très agréables à jouer.

D’un point de vue commerciale, il est évident que cela doit être très lucratif. Dès le premier jeu, il y eut une offre pléthorique de produits dérivés (literies, vêtements, peluche, etc). Je m’intéresse ici à une gamme de figurine Angry Birds Star Wars éditée par Hasbro. Il y a d’abord eut 3 série de figurines, correspondant plus ou moins à la première app. Une quatrième série, dites télépods, vient de sortir en relation avec le second jeu, avec une nouvelle spécificité qui rend ça encore plus addictif. Chaque figurine contient un flash code qui permet de débloquer des personnages dans le jeu.

Pour chaque série, il y a une vingtaine de figurines. La plupart sont vendues dans des sachets aveugle (blind box) ou dans des packs. À chaque série, il y a des figurines plus rares que l’on peut trouver dans des boîtes thématiques avec des décors reprenant des scènes des films. Voilà un récap de toutes les figurines de la série 1. 


Angry Birds Star Wars, série 1
Disponible en blind box ou dans certaines boites :

01- Luke Skywalker

02- Luke Skywalker (hoth)

03- Princess Leia
04- Princess Leia (bush)
05- Han Solo
06- Chewbaca
07- Darth Vader
08- R2D2
09- Rebel trooper
10- snowtrooper
11- Stormtrooper
12- At-At Driver
13- Jabb'as rancor
14- Ponda Baba

Exclusif au blind box :
15- Wedge Antilles
16- Han Solo in carbonite
17- Luke Skywalker (jedi knight)

Exclusif à la boite "Jabba's palace" : 
18- Jabba the Hutt

Exclusif à la boite "Fight in Tatooine"
19- Greedo

Exclusif à la boite "Darth Vader's lightsaber"
20- Obi Wan Kenobi

Exclusif à la boite "AT-AT attack"
21- AT-AT commander
22- Luke Skywalker (echo base) 











jeudi 10 octobre 2013

Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama
Au début de l’été, j’ai trouvé dans un vide grenier un lot de Doc Savage chez Marabout. Bien content de ma trouvaille, j’allais enfin pouvoir découvrir cette série que je connaissais peu jusqu’ici. Enfant j’avais découvert le personnage dans un court récit à la fin du Spécial Strange 15, une aventure assez simple avec la Chose (épisode US Marvel two in one n°21). Le personnage m’avait intrigué, mais j’en étais resté là. J’ai donc profité de l’été pour me plonger dans les romans de Kenneth Robeson et découvrir son personnage.

Étant un grand lecteur de BD, j’ai toujours été fan des séries avec un héros récurrent. Doc Savage ne pouvait que me plaire. J’adore ce genre de livre à l’écriture rapide, où l’auteur brode son histoire au fur et à mesure du livre. Évidemment il y a du déchet au vu du nombre de parution, mais dans l’ensemble se forme un univers très attachant où l’auteur donne libre cours à son imagination. Et puis le talent de ce type d’auteur est de tout de suite capter l’attention et de nous faire voyager loin au fil des péripéties et autres rebondissements. Robeson est tout à fait dans cette veine-là. Pas étonnant que plus de 80 ans après sa création, le personnage soit encore si populaire. Mais qui est-il ?

Doc Savage qui est aussi connu comme étant l’Homme de bronze est évidemment très grand avec des capacités physiques hors normes. D’une intelligence rare et avance sur son temps, courageux, altruiste etc. Ses ressources financières sont sans limites. Bref c’est le prototype m^me de l’aventurier au grand coeur. Kenneth Robeson n’a pas assez de superlatif pour décrire toutes les capacités de son héros. Il n’a pas de super pouvoir, mais ses capacités semblent totales.Nombres de points communs que l’on retrouvera chez Batman, moins d’une décennie après la création de Doc Savage.
Dès les années 30, sur les couvertures Doc est representé comme un baroudeur. Cela dit c’est à travers les couvertures de James Bama, dans les années 60, que Doc sera immortalisé. C’est un colosse à la peau bronzé qui porte toujours une chemise déchirée, preuve qu’il est toujours sur la brèche. On le reconnaît aussi à une étrange implantation capillaire qui n’est propre qu’a lui.
Des aventures passionnantes, un look reconnaissable entre mille, bref c’est l’essence même du héros populaire et impérissable.

Il est donc peu étonnant qu’il soit une source d’inspiration pour tout un tas d’autre héros. Je parlais de Batman, mais il est évident qu’il a inspiré un grand nombre d’autres personnages. Superman créé deux ans après Savage, partage avec lui de nombreux point, jusqu'à avoir comme Doc une forteresse de solitude au cœur même de l’Arctique pour se retirer par moments.

On ne parle même pas d’Indiana Jones qui emprunte aussi beaucoup à Doc Savage. Le rapide montage suivant est une évidence.


Warren Ellis, dans la série Planetary, fait directement référence à Doc Savage.  Seule une question de droit, fait qu’il porte un autre nom.


J’ai trouvé une autre correspondance moins évidente, mais qui ne trompe pas. Doc Savage dans certain moment d’intense réflexion ou d’action, à la pupille qui se teinte de reflets dorés. Caractéristique que l’on retrouve chez le Dobermann de Joël Houssin. Page 213, dans l’intégrale parue chez Ring : « Yann se tenait dans l’entrée. Son magnum, gueule noire béante, vibrait dans sa main. Labourette ne voyait même pas l’arme. Il regardait les yeux du type. De l’or en fusion. »



Pour en savoir plus, cliques sur les liens suivants : 

Pour ceux qui serait plus curieux de tout savoir sur les différentes éditions, il faut absolument visiter ce site: http://www.stellarque.com/meteore/docsavage/accueil_doc.php 
Il y a notamment toutes les couvertures des années 30/40. 

À suivre les couvertures (r/v) des bouquins que j’ai trouvés cet été. J’ai pas mal retouché les rectos afin de mettre en valeur le travail de Bama.

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama


Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama


Doc Savage illustré par James Bama
Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama


Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama


Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama


Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama

Doc Savage illustré par James Bama Doc Savage illustré par James Bama