mercredi 20 mars 2013

Le Dobermann de Jan Kounen


Découvrir récemment les romans de Joël Houssin, outre le plaisir de la lecture, m’a poussé à revoir le film de Jan Kounen. Ce film a une histoire particulière et  fait écho à mon adolescence. Par un hasard, dont je vous passerais les détails, ma sœur s’est retrouvée sur le tournage pendant quelques jours, sur le plateau de la boîte de nuit. L’ambiance était assez folle sur le tournage, ça l’avait marquée. Du coup nous attendions avec impatience la sortie du film en salle l’année suivante. Pour l’anecdote, elle a fait de la figuration, un cadavre après le massacre de la boîte.

Le film étant un savant mélange de violence et de provocation, ne pouvait que devenir culte a mes yeux. J’ai toujours trouvé que le film avait une dimension graphique très forte, assez proche de la BD, un genre que Kounen connaît très bien.
Il est intéressant de le revoir maintenant, avec du recul, alors que je découvre les romans. Si le film reste sympathique à mes yeux, force est de constater qu’il est quand même particulièrement bourrin. Ça n’enlève rien à son charme vénéneux, mais le scénario est assez anecdotique. La force du film tient essentiellement à la galerie de personnage, qu’Houssin, scénariste du film, avait déjà bien développé dans ses livres.  Le casting habille donne corps à ces personnages avec succès. Comme souvent, un bon méchant donne corps à un récit d’action, ici tous les personnages sont mauvais et marquant. Mention spéciale quand même pour Tcheky Karyo, qui est absolument ignoble. L’action est assez limitée, mais rythmée par une série de scénettes clés, qui maintiendront la tension sur la longueur. Un film peu subtil, mais efficace et tout à fait dans la lignée des romans. On y voit surtout que Kounen, légèrement à la marge du système, est un réalisateur a potentiel. Ce que sa filmographie nous prouvera par la suite.

On notera au passage que sa carrière est parallèle à celle de Kassovitz. Ils ont la même ambition de provoquer et de dynamiter les codes du cinéma français. Même si tous les deux connaîtrons des succès mitigés au fil de leurs carrières. La qualité de Kounen restera quand d’être un peu plus humble que Kassovitz face à la critique.

Mais revenons au film. Il est amusant de constater que le film est truffé de clins d’œil et autres références. J’ai fait des captures d’écran, pour toutes celles que j’ai repérées, plus deux autres que j’ai découvert via la page Wiki du film.


En arrière plan sur l'écran, on peut voir Gisèle Kérosen un court métrage de Jan Kouen.


On aperçoit une exemplaire du premier roman de la série, sur le bureau du flic avant les braquages.


Là Kounen joue le type coincé dans le sas de sécurité de la banque lors du premier braquage.


Gaspard Noé en vendeur de kebab qui se fait pourrir par son patron.
J'adore le T-sheert du patron derrière. 


En arrière plan, on peut voir Alain De Greef au bar. Un clin d'oeil assez difficile à voir.


Autre référence assez dur a capter,  c'est le tag 
"Said baise la police " en référence au film la Haine. 


La boite de nuit porte le même nom, Joël, que l'auteur des romans. 


La provocation qui a fait que le film a été traîné dans la boue par les critiques. 
Romain Duris se torche le cul avec les Cahiers du cinéma. 
Juste à coté c'est un exemplaire de Télérama.

Il y a un autre aspect du film qui me touche plus particulièrement, c’est la participation au film de Stan & Vince, mes dessinateurs fétiches. Ils ont travaillé sur l’aspect visuel du générique de début. J’ai pioché sur leur site, une poignée de dessins préparatoires. C’est leur première participation sur un film. Par la suite, on retrouvera sur de nombreux films et publicité, parfois pour des story-boards, mais surtout pour designer des monstres et autres aliens. Souvenez vous la première pub orangina rouge, c’était eux. Voici quelques dessins préparatoires, réalisés pour le film de Jan Kounen. 

Le Doberman par Stan & Vince
Le Doberman par Stan & Vince
Le Doberman par Stan & Vince
Le Doberman par Stan & Vince
Le Doberman par Stan & Vince

Les aphorismes de Mister T


Avant JCVD, il y eut un autre grand penseur aux muscles hypertrophiés, Mr T. 
La seule réponse à ces temps de crise morale et financière.  

Les aphorismes de Mister T
School is cool
Les aphorismes de Mister T
Make it right but don't fight
Les aphorismes de Mister T
Fair play is the way
Les aphorismes de Mister T
Go for it !
Les aphorismes de Mister T
Don't give up
Les aphorismes de Mister T
I heard that !
Les aphorismes de Mister T
Eat right !

Les aphorismes de Mister T
Work out !

lundi 18 mars 2013

Couverture de Liberatore et Bilal pour le Dobermann de Joël Houssin

Le Dobermann n°5, couv de Bilal
Le dobermann de Joël Houssin

Il y a quelque temps en discutant avec une amie, aux goûts forts éclairés, j’entends parler pour la première fois de Joël Houssin. Sans l’avoir jamais lu, je le connaissais d’une certaine façon à travers son personnage du Dobermann. J’avais vu le film sans savoir à l’époque que c’était tiré d’une série de romans. Le temps de fouiner chez Boulinier et sur le net et me voilà en possession d’une poignée de ses romans, tous chez fleuve Noir.
J’ai commencé par un roman de SF, Masque de clown, un livre mineur. Houssin y apporte de bonnes idées, mais sans les développer suffisamment pour rendre ça intéressant.  Un roman trop vite torché, dommage. 

Puis je suis entré dans le vif du sujet avec Bras de fer, le tome 19 de la série du Dob. Cela peut sembler étrange de commencer avec le dernier tome de la série, mais la couverture de Bilal ne pouvait qu’attirer mon attention. Dans ce roman, le style de Houssin explose littéralement à la gueule. C’est du polar noir, musclé où l‘action virevolte à toute allure au fil des pages. Le langage est gouailleur en diable et truffé d’argot, comme dans un bon vieux San A ou Burma. Bref une série que je recommande chaudement aux curieux et autres amateurs de bons romans de gare. 

Si la plupart des romans du Dobermann sont parus dans la collection Spécial Police, les 5 derniers ont eu droit à leur propre collection, sous le titre Dobermann. Pour l’occasion la maquette est mise à jour avec de beaux dessins sur fond jaune et une nouvelle numérotation. Quand je parle de beaux dessins, excusez du peu mais les couvertures des tomes 1 à 4 sont de Libératore et la dernière de Bilal. Ce qui a sacrement de la gueule, il faut bien l'avouer.

Pour plus d’infos sur la série, vous pouvez aller faire un tour sur ce site : 

Joël Houssin est connu pour avoir écrit de nombreux romans, polar ou fantastique, souvent chez Fleuve Noir, avant d’aller scénariser une multitude de feuilletons policiers pour TF1. Il semble revenir à l’écriture après près de 20ans. 
Plus d’informations par ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Joël_Houssin

À noter que Ring Edition prépare une première intégrale, qui au vu de la pagination annoncée devrait comprendre une dizaine de romans. Pas d’infos pour le moment sur la couverture. Mais l’on peut espérer une couverture illustrée par Libératore, comme ce fut le cas pour le dernier Dantec, paru lui aussi chez ring. 



Le Dobermann n°1, couv de Liberatore
Le Dobermann n°1, couv de Liberatore

Le Dobermann n°2, couv de Liberatore
Le Dobermann n°2, couv de Liberatore

Le Dobermann n°3, couv de Liberatore
Le Dobermann n°3, couv de Liberatore

Le Dobermann n°4, couv de Liberatore
Le Dobermann n°4, couv de Liberatore

Le Dobermann n°5, couv de Bilal
Le Dobermann n°5, couv de Bilal

dimanche 17 mars 2013

Mister T color and activity book (1984)


Regardez ce superbe livre que j’ai chiné lors d’un voyage aux Etats-Unis. Il trônait sur une étagère au milieu d’un immense foutoir chez un antiquaire. Les vendeuses étaient tristes de le voir partir. Mais comment résister à un cahier de coloriage de Mister T.

Cette petite merveille, qui date de 1984, est constituée d’une vingtaine de pages de jeux et autres coloriages, ainsi que deux planches d’autocollants. On y voit un Mister T très cool, qui aime les vieux et les animaux. Mais Mister T c'est aussi le meilleurs ami des enfants, quasi un coach pour eux. A coup d’aphorisme éducatif, il les incite à rester dans le droit chemin, des fois qu'ils aient voulu en sortir.

Pour l'occasion, j'ai scanné l'ensemble de l'album. 





















J'ai trouvé sur le net la photo d'un second album chez le même éditeur. 


Un autre album, j'imagine de la même période mais nettement moins classe. 


Si Mr T aime les gamins et les vieux, il est aussi gay friendly, comme le prouve cette photo prise pendant le tournage d'un épisode de l'Agence tout risque en 1986. Un épisode inoubliable, surtout pour sa VF, où il était appelé Garçon George. Haaa le souvenir des samedi après-midi a regarder TF1...